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 diverses choses du Moyen-Orient

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michael
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MessageSujet: Re: diverses choses du Moyen-Orient    Lun 20 Aoû - 23:51

http://pointdebasculecanada.ca/archives/353.html

http://pointdebasculecanada.ca/articles/10002731-deux-conférences-de-tariq-ramadan-à-edmonton-et-montréal-confirment-les-ambitions-politiques-des-frères-musulmans-au-canada.html

Citation :
En juillet 2010, c’est également Islamic Relief Canada qui avait commandité la venue à Toronto de l’islamiste Zakir Naik. Le prédicateur s’était finalement adressé aux participants de Journey of Faith par vidéoconférence après qu’un visa lui ait été refusé par les autorités canadiennes. Naik soutient que «chaque musulman devrait être un terroriste», que les Juifs «sont nos plus farouches ennemis» et que «si (Oussama ben Laden) se bat contre les ennemis de l'islam, je le supporte». Il encourage également de tuer les homosexuels et les apostats de l'islam et il explique les règles qu'un homme doit suivre lorsqu'il bat son épouse.
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michael
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MessageSujet: Re: diverses choses du Moyen-Orient    Mar 21 Aoû - 0:02

http://pointdebasculecanada.ca/actualites/10002696-les-frères-musulmans-réaffirment-leur-ambition-d’être-maîtres-du-monde.html




Les Frères Musulmans réaffirment leur ambition d’être maîtres du monde
Écrit par Point de Bascule on 28 juillet 2012. Posted in Actualités d'ici et d'ailleurs

English translation of a video by Coptic Solidarity via JihadWatch

La présentation du texte est un commentaire de JihadWatch traduit par Point de Bascule. La traduction de la vidéo de l’arabe vers l’anglais provient de Coptic Solidarity.



Hassan al-Banna (1906-1949), le fondateur des Frères Musulmans et l’emblème de l’organisation
JihadWatch (28 juillet 2012) : Frères Musulmans : «Oui, nous serons les maîtres du monde» (Muslim Brotherhood: “Yes, We Will Be Masters of the World”)

Durant une interview à la télévision un peu plus tôt cette semaine, Safwat Hegazy, un populaire prédicateur en Égypte, connu pour son ambition de réunir le monde arabe dans des «États-Unis arabes» avec Jérusalem comme capitale, a abandonné la langue de bois et énoncé clairement l’objectif des Frères Musulmans : un califat et la domination mondiale. Le leader suprême des Frères Musulmans Muhammad Badi avait fait une déclaration similaire en décembre 2011.

Dans son interview sous-titrée en anglais par Coptic Solidarity, Hegazy déclare ce qui suit :

Si vous lisez la littérature des Frères Musulmans, vous trouverez un projet qu’ils ne pourront jamais abandonner : le califat islamique et la domination mondiale. Oui, nous serons les maîtres du monde un de ces jours.

Le site Ikhwanweb des Frères Musulmans cautionne Safwat Hegazy et le présente comme un membre de l’Islamic Legitimate Body of Rights and Reformation (ILBRR) en Égypte.

Références supplémentaires

Point de Bascule (11 novembre 2011) : Le projet de conquête islamique

Hassan al-Banna : Le manifeste en 50 points

GMBDR (9 février 2011) : Un porte-parole des Frères Musulmans en Grande-Bretagne encourage l'Égypte à suivre le modèle iranien (UK Muslim Brotherhood spokesman urges Egypt to become like Iran)



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MessageSujet: Re: diverses choses du Moyen-Orient    Mar 21 Aoû - 19:47

Interview de Claude Moniquet
Source :
Propos recueillis le 5 avril 2002

Claude Moniquet
Journaliste depuis 1981 (Quotidien de Paris, L'Express, La Marche du Siècle, Le Journal du Dimanche, Valeurs Actuelles etc...), en poste en Europe de l'est, il a effectué des dizaines de reportages dans cette zone ainsi qu'au Moyen Orient. A couvert la guerre du Liban en 1982, toutes les guerres yougoslaves entre 1990 et 2001 ainsi que les évènements en Algérie après 1992, le "Putsch" de Moscou en 1991, la chute du Mur de Berlin en 1989, etc.

Spécialisé dans les affaires de renseignement et de terrorisme

Auteur de nombreux livres concernant l'espionnage et le terrorisme :

Histoire de l'Espionnage mondial (1997, Editions du Félin, épuisé)
Histoire de L'espionnage Mondial: réédition très largement augmentée en deux volumes. Ier volume: De l'antiquité à la Seconde Guerre Mondiale, 2000 éditions du Félin et 2ème volume De la Guerre Froide à la Guerre anti-terroriste, 2002, éditions du Félin.
(Avec Genovefa ETIENNE)
Un ouvrage sur le terrorisme international: "La Guerre sans visage", éditions Michel Lafon, 2002. Ouvrage dans lequel il évoque son passé sulfureux de porteur de valises de la Fraction Armée Rouge.

Claude Moniquet est un expert international en terrorisme. Journaliste d'investigation, il a par le passé évolué dans les mouvances extrémistes (Fraction Armée Rouge). Il connaît le sujet sur le bout des doigts pour l'avoir vécu de l'intérieur et suivi depuis plus de 25 ans. Ses propos sont éloquents et contribuent à eux seuls à répondre à l'ensemble des questions soulevées par Thierry Meyssan, compte-tenu de la pertinence et du sérieux de ses dires, nous vous les livrons in extenso.

Rédaction : Claude, comment avez-vous abordé "l'affaire du Pentagone" et quels arguments opposez-vous à la thèse de l'absence d'avion ?

Claude Moniquet : Le piège de "l'affaire du Pentagone" tient en une réalité difficilement contournable : il suffit de 10 secondes pour énoncer la thèse (en hyper résumé: "pas d'avion parce que pas de débris". Mais ceux qui veulent s'y opposer avec sérieux, doivent développer un argumentaire long et fastidieux. Pour ce faire, j'ai travaillé, sur cet aspect des choses avec des ingénieurs (aéronautique, physique des incendies etc...), des architectes (résistance des matériaux) et des médecins légistes.

Rédaction : Avez-vous obtenu des éléments scientifiquement indéniables permettant d'expliquer que l'avion se soit " volatilisé " ?

Claude Moniquet : Il faut comprendre que la majeure partie de l'appareil s'est désintégrée. Le choc a, en effet, été d'une violence inouïe. Pour rappel, le Pentagone est formé de cinq anneaux concentriques de bâtiments. Trois de ces anneaux (donc, six épaisseurs de murs de bétons, de pierres d'aciers et tout ce qu'il y a entre ces murs) ont été traversés par l'avion. Celui-ci a, fatalement été pulvérisé au moment du crash.

L'envergure totale d'un Boeing 757 est de 38 mètres. Les ailes ont très probablement été arrachées du fuselage au moment du choc contre la façade : une aile d'avion est souple et en résumé, constitue une sorte d'enveloppe renfermant du vide comblé par le kérosène; sa souplesse lui permet de résister aux turbulences les plus fortes mais elle se brise évidemment au choc, sa résistance pouvant, à ce moment, se comparer à celle du balsa.

Seul le fuselage a, donc, pénétré en profondeur dans le bâtiment. Une brèche de 10 à 20 mètres (Mr. Meyssan lui-même affirme, en page 20 que la brèche est de 19 mètres) a été ouverte dans la façade.

Une partie de la façade du bâtiment s'est effondrée dans l'heure qui a suivi l'impact. Et on peut clairement comprendre, en examinant les photos prises dans les heures et les jours qui suivent que les décombres de l'immeuble ne peuvent que recouvrir les restes de l'appareil qui seraient demeurés au pied de la façade, entre autres des fragments d'ailes (voir entre autres la photo de Stephen Jaffe, AFP, publiée dans l'édition spéciale de "Newsweek" sortie quelques jours après les attentats).

Par la suite, le kérosène a déclenché un feu intense qui a duré 24 heures (le foyer a été définitivement éteint dans la matinée du 12 septembre). Suivant ce qui l'a provoqué, les matériaux qui l'alimentent, son exposition à l'oxygène et sa durée, un incendie de cet ordre peut dégager une chaleur de 1 700 à 2500°. On sait qu'au Pentagone, du verre a fondu, ce qui nécessite une chaleur de plus de 1000°.

Pour l'essentiel, un fuselage et de nombreuses pièces d'avion sont constitués d'Aluminium
Prenons le point de fusion de trois métaux:
ALUMINIUM : 660°
NICKEL : 1453°
TITANE : 1660°

La chaleur dégagée par l'incendie durant 24 heures permet donc de comprendre que la majeure partie des restes de l'avion ait été détruite.

M. Meyssan aurait pu se demander pourquoi les avions crashés sur les tours du WTC semblent, eux aussi, avoir disparu. Mais il se garde bien de mettre en doute l'origine de cette double-catastrophe pour la simple raison que les nombreuses videos parlent d'elles-mêmes, en particulier lors du crash sur la 2ème tour.

Le bâtiment du Pentagone ne suscitait pas autant d'intérêt de la part des cameramen au moment des faits. L'absence de video susceptible de le contredire de façon flagrante laisse libre cours à M. Meyssan pour émettre des hypothèses fantaisistes.

Mickael Tussier.

Rédaction : Thierry Meyssan s'étonne qu'on ne retrouve pas les corps, que pouvez-vous lui répondre ?

Claude Moniquet : L'argument sur l'absence des corps est encore plus facile à démonter. En crématorium, un corps est incinéré entre 90 et 120 minutes à une température allant de 875 ° à 1095°. Au bout de deux heures, il ne reste que de petits fragments d'os à broyer et des cendres. Les corps se trouvant prisonniers de l'épave de l'avion à l'intérieur du "four" constitué par le bâtiment effondré sont restés exposés environ 24 HEURES à une chaleur de 1700° à 2500°. CQFD.

Rédaction : L'éventualité d'une bombe placée dans l'enceinte du Pentagone est-elle plausible ?

Claude Moniquet : Comme d'autres spécialistes, j'ai pu ces vingt dernières années, examiner de près les ruines de dizaines de bâtiments frappés par des véhicules piégés ou des bombes placées à l'intérieur des lieux ou encore détruits par bombardement. A l'examen, les ruines du Pentagone offrent un aspect cohérent avec la version dite "officielle" et ne correspondent, en tous cas, pas à un immeuble soufflé par un véhicule piégée ou par une explosion intérieure. Le souffle a été quasi nul! Même un enfant pourrait s'en rendre compte, on est en présence d'un immeuble qui a subi un impact et non un souffle ("blast"), il n'est qu'à voir les vitres restées intactes sur la façade du bâtiment. Du reste, si l'explosion avait eu lieu dans le bâtiment ou au pied de celui-ci, les dégâts seraient totalement différents, étant donnée la structure de l'immeuble et la résistance aux contraintes du béton. Le kérosène a en revanche la particularité de ne pas dégager d'effet de souffle en cas d'ignition...

Rédaction : Que dire de l'absence de témoignages crédibles, de la possibilité pour le gouvernement US d'avoir manipulé l'opinion ?

Claude Moniquet : C'est absolument faux, plusieurs dizaines de personnes qui se trouvaient dans les bâtiments du Pentagone ou à proximité de celui-ci ont vu l'avion s'approcher puis s'écraser. A 09H43, par exemple, Mike Slater qui se trouve à l'état major voit l'avion approcher et dit à ses voisins: "Ca y est, on est les suivants". On peut très facilement retrouver leurs témoignages dans l'ensemble des médias.

Rédaction : Concernant le vol AA 77 supposé s'être volatilisé au-dessus des Etats-Unis sans laisser de traces, qu'avez-vous pu recueillir ?

Claude Moniquet : On dispose d'un témoignage "de l'intérieur" de l'avion. A deux reprises, aux alentours de 09H35, la journaliste Barbara Olson qui se trouve à bord du vol 77 téléphone depuis son portable à son mari, le procureur général Théodor Olson et lui dit: "Nous avons été détournés, tous les passagers ont été regroupés au fond de l'appareil. Devons-nous tenter quelque chose?"

Pas vraiment gêné, Meyssan écrit lui (page 24): "Qu'est devenu le vol 77 d'American Airlines? Ses passagers sont-ils morts? Si oui qui les a tués et pourquoi? Sinon où sont-ils? Autant de questions auxquelles l'administration américaine doit répondre".

Excellente question en effet. Si Meyssan a raison, où est l'avion? Où se trouvent les 58 passagers (dont des gamins qui se rendaient en classe nature, qui se trouvaient à son bord? Où sont les six membres d'équipage?

Pour y répondre, il aurait suffi à l'auteur de rechercher les familles ou certaines des familles des victimes. Elles ont témoigné dans la presse américaine et il est très facile de retrouver leurs coordonnées, pourquoi ne l'a t-il pas fait ?

Rédaction : De nombreux internautes s'interrogent sur le fait que l'avion détourné n'ait pas été descendu par l'armée et il s'agit d'ailleurs d'une des pierres d'achoppement du livre de Thierry Meyssan, que pouvez-vous leur répondre ?

Claude Moniquet : En effet, entre les pages 12 et 15, l'auteur met en cause la "passivité" de l'armée qui tarde à faire décoller ses chasseurs et les contradictions des premières déclarations. Les deux s'expliquent évidemment purement et simplement par le choc et la panique qui règnent alors. Les hommes ne sont pas des machines.

Imaginons la scène et l'ambiance. Entre 08h45 et 08h52, le premier avion s'écrase sur New-York. On peut croire à l'accident. A 09h03, le deuxième avion s'écrase et il désormais évident qu'il s'agit d'un attentat. Il faut alors que la machine réagisse, que chaque niveau de commandement fonctionne sans raté, que les décideurs soient joints et prennent leurs responsabilités. Dix à quinze minutes semblent être un délai raisonnable. Il est à peu près 09h20, au plus tôt, quand l'appareil d'état commence à bouger. Les premiers avions décollent aux alentours de 10h00 du matin. Trop tard, le Pentagone sera touché vers 09H37.

Rédaction : Des terroristes armés jusqu'au dents de cutters, n'est-ce pas un peu faible avant d'envoyer un avion rempli de passagers s'écraser sur un bâtiment ?

Claude Moniquet : C'est précisément là l'un des traits de génie de l'opération. Contrairement à ce que dit Meyssan dans son livre (p. 31), aucune arme à feu n'est indétectable (rayons X, fouilles à corps, chiens, etc...), en porter aurait fait courir le risque aux terroristes de complètement manquer leur mission.

Rédaction : Au-delà de " l'affaire du Pentagone ", Thierry Meyssan va beaucoup plus loin en supposant que les tours du WTC aient pu être minées de l'intérieur, favorisant leur effondrement, est-ce crédible ?

Claude Moniquet : L'effondrement des tours, selon Meyssan, aurait été provoqué par des charges posées au rez-de-chaussée des tours. Malheureusement, on dispose (outre les témoignages des personnes présentes) des images tournées par les frères Naudet dans les tours. Ils s'y trouvent au moment où elles s'effondrent... Ni ces témoignages ni ces images n'accréditent la thèse des explosion au rez-de-chaussée...

Les séquences videos de l'effondrement des tours du WTC montrent l'absurdité de la thèse, selon Meyssan, des charges posées au rez-de-chaussée : pour chacune des tours, seule la partie supérieure commence à s'effondrer, car celle-ci n'est plus supportée par les étages fragilisés par l'incendie. Dans sa chute, le haut de la tour génère un nuage de poussières en pulvérisant sous son poids les étages inférieurs (pour plus de détails, voir Dynamique de l'effondrement des Twin Towers).

Dans le cas d'une tour détruite par une entreprise de démolition, le scénario se produit différemment : les charges explosives posées au rez-de-chaussée provoquent la chute simultanée de tous les étages. Les images de l'effondrement donnent l'illusion d'un enfoncement de la tour dans le sol, avec apparition du nuage de poussières uniquement à sa base.

Sur le site de CNN, l'animation 3D de l'effondrement des Twin Towers présente une erreur grossière faisant croire à l'hypothèse d'une explosion à la base des bâtiments. Cette erreur est d'autant plus regrettable qu'elle tendrait à accréditer la thèse de M. Meyssan. Heureusement que les nombreuses videos le contredisent.

Mickael Tussier.

Rédaction : Dans son livre, Thierry Meyssan prétend que : "L'existence d'une balise dans le World Trade Center est attestée par des radio-amateurs qui ont enregistré son signal. Elle a été détectée parce qu'elle interférait avec les émissions des antennes de télévision placées sur les tours. Il est probable que le signal a été activé au dernier moment pour éviter qu'on ne le découvre et ne le détruise...." que pouvez-vous lui répondre ?

Claude Moniquet : L'auteur cite "des radios amateurs" Qui? Où? Comment? Pourquoi aucun média sérieux n'a-t-il fait écho à leurs déclarations? S'ils existent, pourquoi les témoins de Thierry Meyssan seraient-ils plus crédibles que ceux qui disent avoir vu un avion s'écraser sur le Pentagone? Une des failles de Thierry Meyssan est de ne jamais citer aucun nom concernant ses sources, contrairement à tous ses détracteurs.

Rédaction : Y a t-il d'autres points du livre " l'effroyable imposture " que vous pourriez démentir formellement et si oui, comment ?

Claude Moniquet : L'ensemble du livre est bâti sur des incohérences, des rumeurs, tout ceci est démontable point par point :

LE PERSONNEL DE LA SOCIETE "ODIGO" AURAIT ETE PREVENU PAR E-MAIL DE L'IMMINENCE DE L'ATTENTAT (PAGE 37)

Tellement absurde qu'on peut se passer de réponse. Imagine-t-on sérieusement des comploteurs avertir certaines victimes potentielles avant une action de cette ampleur ?

Meyssan ne semble, d'ailleurs, pas avoir peur du ridicule puisqu'il affirme par ailleurs (sans, bien entendu, citer aucune source) qu'au moins cinq services de renseignement étaient au courant de l'attentat avant que celui-ci se produise.

MECONNAISSANCE TOTALE DE LA REALITE TERRORISTE

En pages 52 et suivantes Meyssan revient sur l'existence des "réseaux dormants" et ironise: "...rien ne permettrait à leurs amis et voisins de soupçonner leurs intentions ni aux polices occidentales de les repérer..."

L'ironie et l'ignorance ne changent rien au fait que de nombreuses enquêtes menées depuis trente ans dans des contextes terroristes très différents accréditent l'existence de tels réseaux qui, effectivement, et c'est le propre de leur fonctionnement, échappent aux "soupçons de leurs voisins" et à "ceux de la police..."

MECONNAISSANCE DES PRATIQUES ELEMENTAIRES DE L'ENQUETE CRIMINELLE

Page 53: "...les policiers auraient dû échafauder une multiplicité d'hypothèse et conduire chaque piste à son terme....".

Une enquête (et, en vingt ans, j'en ai suivi des centaines) ne consiste pas à "échafauder des hypothèses" mais à isoler le plus rapidement possible des faits et/ou éléments signifiants et à tenter de relier ces faits à d'autres puis, de cette base, à dévider l'écheveau qui conduit aux auteurs d'un fait criminel. C'est précisément ce que le FBI a fait...

"LES ISLAMISTES NE COMMETTENTE PAS D'ATTENTATS SUICIDES..."(SIC!)

Page 54: "Si les pirates de l'air sont des kamikazes, alors ce ne sont pas des islamistes... Le Coran prohibe le suicide...": stupéfiant de mauvaise foi (on ne peut ici parler d'ignorance). Au Liban dans les années quatre-vingt, et en Israël depuis des mois et des mois, les attentats suicides attribués aux islamistes ou revendiqués par eux se sont multipliés....

Pour se justifier, Meyssan cite l'écrivain Salman Rushdie. Excellent auteur certes, mais ce romancier est tout sauf un spécialiste du terrorisme islamique (et n'a d'ailleurs jamais prétendu l'être).

A PLUSIEURS REPRISES, MEYSSAN MET EN DOUTE L'IMPLICATION DE BEN LADEN OU MET EN EXERGUE LES LIENS DE CELUI-CI AVEC LA CIA

De multiples preuves des liens des terroristes du 11 .09 avec la mouvance AL-QAÏDA existent.

De même les preuves sont multiples du fait que cette mouvance préparait des attentats en Europe en liaison avec les attentats du 11 septembre. Rien qu'en Europe? depuis le 11 septembre, plus de 100 personnes ont été arrêtées en France, Belgique, Italie, Espagne, aux Pays-Bas, etc... Il est incontestable que ces personnes préparaient des attentats contre des intérêts américains et tout aussi incontestable qu'elles étaient liées, de manière générale à ce qu'il convient d'appeler la "mouvance Ben Laden". Comme l'étaient les assassins d'Ahmed Shah Massoud.

Enfin, si il y a eu "collaboration" dans les années 80 entre Ben Laden et la CIA, cette phase appartient au passé.

On se référera aux multiples enquêtes judiciaires en cours dans plus de vingt pays (dont la France). Je résume cet aspect des choses (y compris une bio précise de Ben Laden) dans les quatre derniers chapitres de mon livre.

Rédaction : Claude, pour finir, quel sentiment vous laisse toute cette histoire ? Rumeur possiblement fondée ? Ou effroyable imposture ?

Claude Moniquet : Admettons une seconde la thèse de Meyssan. Tout cela n'est qu'un horrible complot de la CIA ou des cercles militaires américains. Soit, donc, ces braves gens ont assassiné, de manière délibérée, entre 3000 et 4000 personnes dans les attaques terroristes les plus spectaculaires et sanglantes de l'histoire. Ce sont donc des génies du crime doublés de génies de la manipulation et de la mise en scène. Ils n'ont oublié qu'une chose: laisser quelques débris d'avion au Pentagone. C'est bête d'être distrait à ce point là...

D'un point de vue journalistique, depuis six mois, nous sommes des centaines de journalistes, appartenant à des dizaines d'entreprises différentes, à enquêter sur le 11 septembre.

La presse américaine à elle seule a mis en place des moyens considérables. Et l'on sait qu'elle est la plus libre, la plus pugnace et la plus puissante du monde. Elle a quand même fait tomber Nixon, dévoilé des dizaines de scandales politico-militaires (entre autres durant la guerre du Vietnam, alors que la sécurité nationale était en cause....). Seulement voilà, aucun de ces journalistes, dont je suis n'a découvert cette vérité qui crève les yeux de Monsieur Meyssan. Nous sommes tous (très) bêtes ou (c'est mieux), vendus à la CIA...


http://prevensectes.com/meyssan.htm#1
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MessageSujet: Re: diverses choses du Moyen-Orient    Ven 14 Sep - 22:18

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MessageSujet: Re: diverses choses du Moyen-Orient    Lun 1 Oct - 18:58

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MessageSujet: Re: diverses choses du Moyen-Orient    Jeu 11 Oct - 0:55

http://identitejuive.com/pierre-jourde-du-nouvel-obs-israel-est-un-coupable-ideal/


Les Palestiniens sont victimes d’une injustice inacceptable. Soit. Depuis soixante ans, sans relâche, les médias du monde entier se focalisent sur ce conflit. On se dit tout de même que la rentabilité injustice/information est très faible, si l’on ne considère que le rapport entre le nombre de morts et la quantité de papiers et d’images déversés sur le monde en général, et les masses arabes en particulier. Même rentabilité faible si l’on prend en compte la quantité de personnes concernées, importante certes, mais moins qu’en d’autres lieux de la planète.
Quant aux atrocités commises, n’en parlons pas, une plaisanterie. Au nombre de morts, de réfugiés, d’horreurs, il y a beaucoup mieux, un peu partout. Remarquons, à titre d’apéritif, qu’avec la meilleure volonté du monde, Tsahal aura du mal à exterminer autant de Palestiniens que l’ont fait, sans états d’âmes, les régimes arabes de la région, notamment la Syrie, le Liban et la Jordanie, qui n’en veulent pas, eux non plus, des Palestiniens, et qui ont peu de scrupules humanitaires lorsqu’il s’agit de s’en débarrasser.
Mais Israël est un coupable idéal, non seulement dans nos banlieues, mais en Europe en général. Nous le chargeons de toute notre mauvaise conscience d’anciens colonisateurs. Une poignée de Juifs qui transforme un désert en pays prospère et démocratique, au milieu d’un océan de dictatures arabes sanglantes, de misère, d’islamisme et de corruption, voilà un scandale. Il faut donc bien que cela soit intrinsèquement coupable, sinon où serait la justice ?
L’injustice est avant tout israélienne. Ce n’est même pas un fait, c’est une métaphysique. Cent chrétiens lynchés au Pakistan valent moins, médiatiquement parlant, qu’un mort palestinien. Pourquoi l’injustice commise envers les Palestiniens reçoit-elle vingt fois plus d’écho que celle faite aux Tibétains, aux Tamouls, aux chrétiens du Soudan, aux Indiens du Guatemala, aux Touaregs du Niger, aux Noirs de Mauritanie ? Y a-t-il plus de gens concernés, plus de sang versé, une culture plus menacée dans son existence ? En fait, ce serait plutôt l’inverse. Que la Papouasie soit envahie par des colons musulmans qui massacrent les Papous et trouvent, en plus, inacceptable de voir les rescapés manger du cochon, voilà qui ne risque pas de remporter un franc succès à Mantes la Jolie.
Que des sales Nègres, considérés et nommés comme tels, soient exterminés par des milices arabes au Darfour, les femmes enceintes éventrées, les bébés massacrés, voilà qui ne soulève pas la colère des jeunes des cités. Et c’est dommage : si l’on accorde des circonstances atténuantes à un jeune Français d’origine maghrébine qui s’en prend à un Juif à cause de la Palestine, alors il serait tout aussi logique de trouver excellent que tous les Maliens, Sénégalais ou Ivoiriens d’origine s’en prennent aux Algériens et aux Tunisiens.
Voilà qui mettrait vraiment de l’ambiance dans nos banlieues. Le racisme franchement assumé des Saoudiens ou des Emiratis envers les Noirs, les Indiens ou les Philippins, traités comme des esclaves, ne soulève pas la vindicte de la tribu Ka, ni des Noirs de France. La responsabilité directe des Africains dans la traite des Noirs n’induit pas des pogroms de guinéens par les Antillais. Pourquoi seulement Israël ? À moins que la haine d’Israël ne soit que le paravent du bon vieil antisémitisme ; mais non, cela n’est pas possible, bien entendu.
Israël, 20.000 km2, 7 millions d’habitants, dont 5 millions de Juifs, est responsable du malheur des Arabes, de tous les Arabes, qu’ils soient égyptiens, saoudiens ou français. Israël est l’Injustice même. En le rayant de la face du globe, en massacrant les Juifs, on effacerait l’injustice. C’est bon, de se sentir animé par une juste colère. C’est bon, d’éprouver la joie de frapper et de persécuter pour une juste cause. Voilà pourquoi il ne faut pas dire aux “jeunes des cités” que les deux millions d’Arabes israéliens ont le droit de vote, élisent leurs députés librement.
Ne leur dites pas qu’Israël soutient financièrement la Palestine. Ne leur dites pas que des milliers de Palestiniens vont se faire soigner dans les hôpitaux israéliens. Ne leur dites pas que l’université hébraïque de Jérusalem est pleine de jeunes musulmanes voilées. Ne leur demandez pas où sont passés les milliers de Juifs d’Alexandrie. Il en reste trente aujourd’hui.
Ne leur demandez pas ce qu’il est advenu de tous les Juifs des pays arabes. Ne leur demandez pas s’ils ont le droit au retour, eux aussi. Ne leur demandez pas quelle est la société la plus “métissée”, Israël ou la Syrie. Ne leur dites pas que, s’il y a de nombreux pro-palestiniens en Israël, on attend toujours de voir les pro israéliens dans les pays arabes.
Ne leur dites pas que le négationnisme ou l’admiration pour Hitler ne sont pas rares dans les pays arabes ; que, lorsqu’il s’est agi d’illustrer les différentes cultures par leurs grands textes, la bibliothèque d’Alexandrie a choisi d’exposer, pour le judaïsme, le Protocole des Sages de Sion ; que ce ‘faux’ antisémite est largement diffusé dans les pays arabes.
Ne leur dites pas que, du point de vue des libertés, de la démocratie et des droits de l’homme, non seulement il vaut mille fois mieux être arabe en Israël que juif dans un pays arabe, mais sans doute même vaut-il mieux être arabe en Israël qu’arabe dans un pays arabe. Ne leur dites pas qu’Alain Soral, du Front national, qu’ils détestent tant, est allé manifester son soutien au Hezbollah, qu’ils admirent si fort. Si on leur enlève la méchanceté d’Israël, que deviendront ceux d’entre eux qui s’en prennent aux feujs, sinon des brutes incultes, bêtement, traditionnellement antisémites ?
Il ne faut pas désespérer Montfermeil. Mais après tout, on peut tout de même essayer de leur dire tout cela sans trop de risque. Ils traiteront l’informateur de menteur, d’agent du Mossad, de représentant du lobby sioniste ou de raciste. Ils auront raison. Pourquoi se défaire de la commode figure du Croquemitaine responsable de toute la misère du monde ? Elle évite de s’interroger sur ses propres insuffisances.
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MessageSujet: Re: diverses choses du Moyen-Orient    Mar 16 Oct - 22:04

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MessageSujet: Re: diverses choses du Moyen-Orient    Mar 16 Oct - 22:08

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MessageSujet: Re: diverses choses du Moyen-Orient    Mar 16 Oct - 23:38

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michael
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MessageSujet: Re: diverses choses du Moyen-Orient    Sam 20 Oct - 1:53








Dernière édition par michael le Sam 3 Aoû - 22:36, édité 1 fois
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michael
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MessageSujet: Re: diverses choses du Moyen-Orient    Mer 24 Oct - 7:19

Here is the video of my interview with Erin Burnett on CNN earlier. The video cuts of at the end of the description of the ADL. Here is a transcript of CNN didn't run. I secretly recorded by interview and included the audio in the video as well. The interview is 14 minutes but CNN cuts it off at Hamas-CAIR 9 minutes in. Much thanks to Bug Fur Hat for dropping the secretly recorded audio of the entire interview into the video above.

This is what CNN's Erin Burnett censored: PG: And CAIR is a Muslim Brotherhood group -- EB: That is the organization, right, Council on American-Islamic Relations, they said these are hate ads and part of a larger problem. PG: CAIR was named as an unindicted co-conspirator in the largest terrorist funding trial in our nation's history. They were named as Muslim Brotherhood. They're a Hamas group in America. Hamas is -- the first paragraph of their charter calls for the annihilation of Israel. Is CAIR ever gonna support me and support freedom? Of course not. They're not -- to me, they're not a legitimate group. To me they're a subversive group whose stated goal, according to an internal captured document in the Holy Land trial, was to eliminate and destroy Western civilization from within. So that is a compliment. Seriously. EB: OK, let me ask you about this issue about savages again, because I think that is part of the problem here. At least -- when people look at that ad -- it is a word chosen -- will you admit this? -- to make people recoil and pay attention. PG: No. EB: To poke up. To perk up and say, Look at this. PG: No, it's an accurate word. The definition of savage works, because any war on innocent civilians is savagery. Would you call those that beheaded a colleague, Daniel Pearl, savages? EB: I would call them murderers. PG: You wouldn't call them savages? I would. I would call them savages. I would call Nazis, that slaughtered millions and millions of Jews and gypsies and homosexuals, I would call them savages. So I think now it's not arbitrary: I think when you go to a dictionary and you look up what savage means, and that's the definition -- EB: Uncivilized and barbarous. PG: That's right.









http://www.globalinfidel.tv/video/pamela-geller-on-cnn-erin-burnett-cuts-segment-at-hamas-cair




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Comment by Shawn Hope on October 9, 2012 at 9:27pm
Journo-tool Erin Burnett is a damned joke. Does not surprise me she cut off the interview. She has herself convinced Islam is all peaceful.
Comment by Barry Urry on September 27, 2012 at 6:34am
It seems like the interviewer is very narrow minded and myopic. We need to start exposing these jihadis for what they are; murderous, savages that would have us living in the 14th century.
Comment by Jens Rasmussen on September 23, 2012 at 5:52pm

If we don`t talk about it, we will tolerate it away - just like that >/p>
Comment by Jens Rasmussen on September 23, 2012 at 5:51pm

Lol at Erin Burnett, such a typical media response >/p>
STATUS UPDATE: I have been moved to a safe house while the FBI investigates numerous death threats against me, 4 Pakistani newspapers wrongfully published that I was "the filmmaker" behind "The Innocence of Muslims" (HERE and HERE and HERE and HERE). An Islamic terrorist organization has ordered my death, and a bounty has been placed on my head. This rumor, associating me with the film, was intentionally planted by those who wish to silence me, after I published several articles, naming names and making connections between certain mosques, the Muslim Brotherhood and Hamas. I will not be silenced. I may have physically gone underground, but I will continue to write these articles, use radio, and any and all media to expose the truth about Political Islam and those who try to advance this brand of tyranny in America.

PLEASE VISIT: www.EricAllenBell.com for more information and to find out how you can help!

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MessageSujet: Re: diverses choses du Moyen-Orient    Lun 29 Oct - 2:25

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michael
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MessageSujet: Re: diverses choses du Moyen-Orient    Lun 29 Oct - 23:17



http://www.gerard-brazon.com/pages/eurabia-pour-debutant-un-texte-une-explication-de-notre-modernite-4536439.html


EURABIA pour débutant !
Par Bat Ye'or *
(Cet article est une version légèrement modifiée de celui publié dans L'Observatoire du monde juif, Paris. Il nous est communiqué par le CID (Le Centre d'Information et de Documentation sur la Démocratie au Moyen-Orient) http://fr.groups.yahoo.com/group/CI...tieMoyenOrient/)
Source : http://harissa.com/D_forum/Autres/eurabia.htm
Introduction par Menahem Macina de Reinfo-Israel.com :
Je ne saurais trop recommander la lecture attentive de ce remarquable article (dont j’ai revu et entièrement corrigé ce qui devait l’être). Certes, il est très long et quelque peu austère, mais c’est une clé de lecture indispensable pour comprendre tant la politique anti-israélienne et anti-américaine de certains Etats européens, que l’islamisation progressive de l’Europe.
Ce texte jette une lumière crue sur les sordides manœuvres de l’Europe marchande, initiées, en 1973, en direction des Etats arabes, auxquels elle a honteusement vendu son âme en consentant, d’abord tacitement, puis explicitement, à s’aligner sur leur politique irrédentiste et haineuse envers Israël.
On sort de cette lecture, déniaisé et – pourquoi le nier ? – fortement déstabilisé et inquiet. (Mais où est-il garanti que la vérité doit obligatoirement être rassurante et gratifiante ?) Chacun(e) tirera les conclusions qui s’imposeront à lui, au sortir de cette analyse. Je ne veux influencer personne, mais je ne puis m’empêcher d’affirmer que, si j’en avais la possibilité et les moyens, je courrais m’installer ailleurs qu’en France, en Allemagne, ou en Belgique. Ma destination préférentielle serait sans conteste Israël, si je ne craignais, pour des raisons que je ne puis exposer ici, de constituer une charge pour ce pays, déjà si éprouvé sur les plans économique et financier. M.M.
En 2001, une vague judéophobe déferla brutalement sur l'Europe; elle coïncidait avec une intensification, dès le 30 septembre 2000, de l'Intifada al-Aksa. Cette simultanéité n'était pas fortuite. En Europe, les gouvernements, certaines Églises, les médias dans leur ensemble, approuvaient, en fait, avec le discours moral adéquat, ce qui, dans la politique des dirigeants palestiniens, était une stratégie de la terreur. La compréhension et la négligence dont ils firent preuve à son égard équivalaient à un encouragement. L'élimination des chefs du terrorisme fut qualifiée «d'assassinat», et, tandis que les terroristes du Hamas se voyaient gratifiés du titre de «combattants», d'«activistes», et le Hamas lui-même, de l’appellation de «Résistance», Israël fut accusé de « terrorisme d'Etat »... En France surtout, les actes criminels commis par des activistes, issus de l'émigration arabo-musulmane, contre des individus et des biens communautaires juifs ont pu s'autoriser de cette condamnation. Aujourd'hui encore, le gouvernement français refuse de placer le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes.
Cette convergence de politiques propres à l'Union Européenne (UE) et à la partie palestinienne, qu'elle finance, ainsi qu'à celles des pays arabes, apparaît comme l'aboutissement d'un processus de longue date. A quelques nuances près, le discours contre Israël, entendu simultanément des deux côtés de la Méditerranée, présente des caractéristiques identiques. Cette judéophobie du XXIe siècle s'enracine dans une structure européenne transnationale, issue d'un contexte historique et de la politique euro-arabe de ces 30 dernières années. Les populations européennes lui restent, grosso modo, extérieures, même si elles furent, des décennies durant, soumises à une idéologie médiatisée démonisatrice d’Israël.
Il s'ensuit que les Européens risquent fort d'être le jouet et les victimes de haines religieuses, d'intérêts politiques et économiques, masqués par le conflit israélo-arabe et un discours pseudo-humanitaire. Car la structure idéologique de cette nouvelle judéophobie est importée du monde arabo-musulman, même si elle s'exprime dans les cadres d'un discours européen que répercutent trois secteurs : les partis politiques, les médias et le secteur religieux.
L'antisionisme/antisémitisme qui caractérise une grande partie de l'islam aujourd'hui, s'accompagne d'une haine de l'Occident et, comme on le verra plus bas avec l'évolution du dialogue euro-arabe, d'une ambition irrépressible d'islamisation de l'Europe, de son histoire et de sa culture, qu'expriment par exemple, jusqu'au coeur de Londres, certains leaders islamistes. Cette politique glorifie la 'palestinité', elle instille dans l'opinion occidentale une version imaginaire de la religion, de l'histoire et de la civilisation islamiques. Elle oblige l'Europe à réviser sa propre interprétation de son identité et de son histoire, pour la rendre conforme à la vision islamique de l'Europe.
L'embargo sur le pétrole : le déclencheur
Après la guerre israélo-arabe de 1967, la France se fit l'instigatrice d'une politique européenne anti-israélienne. Elle ne pardonna pas à Israël sa victoire-éclair sur une coalition qui alliait l'Egypte, la Syrie, la Jordanie, les Palestiniens, et qui était soutenue par l'ensemble du monde arabe. Dans les instances internationales, la France vota les résolutions arabes anti-israéliennes et décréta un boycott unilatéral sur les ventes d'armes à l'État hébreu (1969). Au plan européen, la diplomatie française soutint les intérêts arabes, en s'efforçant d'infléchir la politique de l'Europe dans une direction pro-arabe et anti-israélienne. Dans cette perspective, elle examina, avec la Libye, la conception d'un Dialogue Euro-Arabe (DEA). (1)
La guerre syro-égyptienne contre Israël en 1973 et l'embargo arabe sur le pétrole, utilisé comme une arme de pression mondiale, précipita ce projet. Mortifiés par la défaite arabe, les pays arabes producteurs de pétrole quadruplèrent le prix du pétrole, ordonnèrent une réduction sur la production et imposèrent un embargo sur les livraisons destinées aux Etats-Unis et aux Pays-Bas ; les pays consommateurs furent classés en pays amis, neutres ou ennemis. Aussitôt, les neuf pays de la Communauté Européenne (CE), réunis à Bruxelles le 6 novembre 1973, proclamèrent une Résolution conjointe, qui s'alignait totalement sur la politique franco-arabe à l'égard d'Israël et décidèrent un embargo unilatéral sur les ventes d'armes à l'État hébreu. (2) Comme en 1967, Israël était puni de sa victoire sur des ennemis déterminés à l'exterminer.
Dans cette résolution, la CE introduisait trois nouveaux points: 1. l'inadmissibilité de l'acquisition de territoires par la force ; 2. l’obligation pour Israël, de se retirer sur les lignes d'armistice de 1948; l'inclusion des «droits légitimes des Palestiniens» dans la définition de la paix.
La première proposition était absurde car la Palestine ottomane avait été conquise par la force, en 1917, par les Anglais, qui en détachèrent 78% pour créer la Transjordanie (1921-23). Lors de la guerre de 1948 contre Israël, l'Egypte avait pris Gaza par la force, tandis que la Transjordanie avait occupé la Judée et la Samarie. Par ailleurs, tous les pays qui, aujourd'hui, sont arabes, furent conquis à l'origine par des armées arabes. Toutes ces conquêtes territoriales imposées par la force et la guerre, étaient-elles aussi inadmissibles? Quels critères détermineraient l'irréversibilité d'une conquête et d'une injustice, l'occupation de territoires ou leur libération ? L'Espagne, les Balkans, étaient-ils occupés ou libérés?
Dans le deuxième point, l'Europe adoptait avec complaisance le refus, par les Arabes, de leur propre défaite en 1967, une guerre qu'ils avaient eux-mêmes déclenchée, après celle de 1948, pour détruire Israël. La CE entérinait ainsi l'interprétation arabo-islamique de la Résolution 242, car celle-ci, effectivement, ne mentionne qu'un retrait partiel «de» territoires (from territories), une formulation intentionnelle de la part de ses concepteurs.
Le troisième point de la résolution introduisait, dans le conflit du Moyen-Orient, une innovation qui s'avèrerait, dans l'avenir, dramatique pour l'Europe. Jusqu'en 1970, en effet, le peuple palestinien n'existait pas. On ne parlait que des Arabes de Palestine, qui ne se distinguaient en rien des autres Arabes des vingt pays de la Ligue Arabe, et surtout des Arabes de Transjordanie, c'est-à-dire des 78% de la Palestine historique, détachés par l'Angleterre, en 1921, pour en faire un pays exclusivement arabe. La résolution 242 de l'ONU recommandait une solution aux problèmes des réfugiés arabes de Palestine, et des réfugiés juifs expulsés des pays arabes et dépouillés de tous leurs biens. La création ex nihilo d'un peuple palestinien, après l'embargo arabe sur le pétrole, en 1973, allait conduire l'Europe à lui fabriquer une légitimité, une histoire, un droit symétrique et même supérieur à celui d'Israël, par une actualisation politique de la théorie de la substitution, constamment nourrie d'une propagande diabolisatrice d’Israël, visant à justifier sa déchéance. Cette voie l'engagera dans une solidarité active avec la politique 'exterminationniste' arabe, sous la forme de la promotion, du financement et de la légitimation du terrorisme international, personnifié par l'OLP.
La formation du bloc économico-politique euro-arabe
La démarche anti-israélienne de la CE répondait aux exigences des Arabes pour ouvrir un dialogue avec l'Europe ; ils l'en récompensèrent par une augmentation immédiate du pétrole. Né de l'embargo pétrolier, le [Dialogue Euro-Arabe] s'établit dès le début comme un marché : les pays de la CE s'engageaient à soutenir la politique arabe contre Israël, et, en échange, ils bénéficieraient d'accords économiques avec les pays de la Ligue Arabe (3). La partie arabe exigeait un engagement politique de l'Europe contre Israël, puisque le volet économique du dialogue était subordonné au contexte politique de la guerre arabe contre Israël. Le domaine économique s'inscrivait ainsi dans une solidarité politique euro-arabe contre Israël.
La volonté du Dialogue fut confirmée par le président Georges Pompidou et le chancelier Willy Brandt, durant leur rencontre les 26-27 novembre 1973. Le 15 décembre 1973, le président français convoqua un sommet à Copenhague, pour examiner la crise du Moyen-Orient et jeter les bases d'une coopération entre les pays de la Ligue Arabe et ceux de la CE. Quatre ministres arabes des Affaires étrangères, invités à suivre les travaux, proposèrent divers projets. Le 10 juin 1974, les ministres des Affaires étrangères des Neuf, réunis à Bonn dans le cadre de la coopération politique, adoptèrent un texte où ils précisaient les domaines de coopération et les relations avec les pays arabes, et les moyens de les développer. Il s’agissait de l'agriculture, de l'industrie, des sciences, de la culture, de la formation, de la technologie, de la coopération financière, de l'infrastructure civile, etc.
Au cours des réunions suivantes, les ministres des Affaires étrangères des Neuf jetèrent les bases de cette coopération avec les pays arabes, selon une structure institutionnalisée, reliée aux plus hautes autorités de chaque pays de la CE. Cette formule permettait d'harmoniser et d'unifier la politique des Communautés Européennes dans leurs échanges et leur coopération avec les pays de la Ligue Arabe. Le 31 juillet 1974, à Paris, une première rencontre officielle au niveau ministériel réunissait le ministre des Affaires étrangères du Koweït, le Secrétaire Général de la Ligue Arabe, le Président de la Commission des Communautés Européennes et le Président en exercice de la Communauté, pour discuter de l'organisation du Dialogue.
La Conférence de Damas (14-17 septembre 1974) organisée par l'Association interparlementaire de la Coopération Euro-Arabe, rassembla les membres représentant tous les partis des Parlements de la CE, excepté le Danemark. Les Arabes posèrent les pré-conditions politiques aux accords de coopération économique avec les pays de l'Europe occidentale. Le domaine économique qui intéressait la CE était conditionné par les exigences politiques des Arabes concernant le Moyen-Orient, conformément au principe du troc, élément fondamental du Dialogue. Les Arabes réclamaient :
- Le retrait inconditionnel d'Israël sur les lignes d'armistice de 1948.
- L'islamisation de Jérusalem, dont ils s'étaient emparés par la force, en 1948, et d'où ils avaient expulsé tous les Juifs.
- La reconnaissance du peuple palestinien et de son seul représentant, l'OLP. (4)
- Des pressions exercées par la CE sur les Etats-Unis, pour les rapprocher de la politique arabe et les détacher d'Israël.
- Un secrétariat permanent de 350 membres, chargé de la Coopération Euro-Arabe, fut créé, son siège étant établi à Paris. Le Dialogue Euro-Arabe fut structuré en divers comités, chargés de la planification de projets conjoints industriels, commerciaux, politiques, scientifiques, techniques, culturels et sociaux.
L'importance du volet politique du Dialogue fut soulignée au 7e Sommet de la Conférence Arabe (à Rabat, en octobre 1974), où il fut rappelé que le Dialogue Euro-Arabe devait se développer dans le contexte de la Déclaration du 6e Sommet de la Conférence Arabe d’Alger, adressée à l'Europe le 28 novembre 1973. Il est intéressant de noter que la Déclaration de cette Conférence, ainsi que les suivantes, parlent uniquement de la Nation Arabe, déterminée à récupérer ses territoires. Le territoire israélien est considéré comme appartenant à une nation arabe indifférenciée dont tous les membres soutiennent leurs frères en Palestine. (5) Pour les Arabes, le Dialogue devait continuer jusqu'à la réalisation de ses objectifs. Les dimensions politiques et économiques de la coopération étaient interdépendantes.
Le 10 juin 1975, une délégation de la CEE (Communauté Economique Européenne) rencontrait, au Caire, une délégation de vingt pays arabes et de l'OLP. Plus d'une trentaine de pays étaient représentés par un Comité général au niveau des ambassadeurs et par de nombreux spécialistes. La CE et le Secrétariat de la Ligue Arabe étaient représentés au niveau politique. Le porte-parole jordanien de la délégation arabe, M. Dajani, insista sur l'aspect et les implications politiques du Dialogue Euro-Arabe. Le marché entre les deux parties était clairement défini : accords économiques avec l'Europe, en échange de l'alignement européen sur la politique arabe concernant Israël. Un Mémorandum Conjoint du Comité Mixte d'Experts donna une première formulation des principes généraux et des objectifs du dialogue euro-arabe.
Dans les années suivantes, cette collaboration fut renforcée par des réunions, chaque six mois, et diverses activités au niveau mondial (Rome, 24 juillet 1975 ; Abu Dhabi, 27 novembre 1975 ; Luxembourg 18-20 mai 1976 ; Bruxelles, plusieurs réunions en 1976 ; Tunis, 10-12 février 1977). Les membres du Secrétariat permanent pour la Coopération Euro-Arabe, effectuèrent de nombreux voyages aux États-Unis pour orienter la politique américaine vers les thèses de l'OLP. Les Arabes réclamaient de l'Europe la reconnaissance de Yasser Arafat et d'un État palestinien, le boycott d'Israël au niveau international et une stratégie de pressions politiques et économiques mondiales pour forcer l'État hébreu à reculer dans les lignes de 1948. Des groupes de travail étudièrent les méthodes propres à conditionner l'opinion publique européenne et internationale pour l'amener à soutenir l'OLP. Selon Al-Mani, l'OLP «utilisa avec succès le patronage du DEA [Dialogue Euro-Arabe] pour améliorer son statut diplomatique en Europe.» Faisant un bilan du DEA. l'auteur estime que la Centrale palestinienne fut l'un de ses soutiens les plus actifs, exploitant ses structures comme un canal pour diffuser ses demandes; ainsi, «le Dialogue réussit à persuader les Européens de la nécessité d'une patrie palestinienne et de la participation de l'OLP comme seul représentant des Palestiniens aux négociations futures sur le Proche-Orient.» (6). Cette observation de Al-Mani confirme le lien direct entre l'OLP et les transactions économiques de la CE. Dans son discours du 26 août 1980, Béchir Gémayel, après avoir décrit la guerre terroriste de l'OLP au Liban, avait dénoncé son rôle funeste en Europe :
«Voilà un petit bilan des agissements de ce peuple pour lequel s'agitent, à longueur d'années, les chancelleries du monde civilisé, et dont les vieilles nations d'Europe se bousculent pour arracher les faveurs.» (7)
Il est clair que l'OLP joua un rôle déterminant dans le troc des profits économiques accordés par les pays arabes à l'Europe, en contre-partie d'un soutien politique à leur guerre contre Israël. Les réunions du Dialogue Euro-Arabe se concluaient par des déclarations de la délégation européenne, alignées sur celles de la politique arabe (Londres, 9 juin 1977; Bruxelles, 26-28 octobre 1978): retrait d'Israël sur les lignes de 1948, obligation, pour Israël, de reconnaître les droits nationaux palestiniens, la paix liée au retrait d'Israël sur les lignes de 1948 et à sa reconnaissance des droits nationaux palestiniens, invalidation de toutes mesures et décisions prises par Israël dans les territoires extérieurs aux lignes de 1948, y compris à Jérusalem. Judée et Samarie sont désignées comme «territoires arabes occupés».
Les négociations de paix israélo-égyptiennes de Camp David (1977-78), sous la houlette du président américain Carter, jetèrent un froid sur le DIALOGUE EURO-ARABE . La Ligue Arabe les rejeta totalement, et expulsa l'Egypte de ses rangs. Les pays arabes étaient furieux du succès de l'influence américaine dans la région, au détriment de la diplomatie européenne, qu'ils contrôlaient par la coopération économique. La France s'abstint de reconnaître les Accords de Paix, tandis que les autres pays de la CE les acceptèrent, mais, à l'instigation de la France, avec une réserve.
Le DEA [Dialogue Euro-Arabe] reprit cependant ses activités, et la 4e réunion de la Commission Générale, réunie à Damas (9-11 déc. 1978), approuva la création d'un Centre euro-arabe au Koweït, pour le transfert de technologies. Selon Al-Mani, dans «la Déclaration conjointe de Damas en 14 points, le DEA posait les principes d'une politique de l'immigration qui garantissait aux immigrants arabes en Europe, l'égalité économique avec les nationaux, une représentation légale et l'éducation professionnelle pour les migrants et leurs enfants.» (8) Il est vrai que les textes du DEA établissaient une réciprocité, mais cette réciprocité était toute théorique, puisque jamais aucun pays arabe ne naturaliserait des millions d'immigrants européens et leur octroierait des droits identiques à ceux des musulmans, alors qu'ils refusaient cette égalité à leurs minorités non-musulmanes, même indigènes. Cette Déclaration de la Commission Générale, c'est-à-dire au niveau des ambassadeurs, engageait la responsabilité des dix États de la CE.
Au cours de la réunion du Luxembourg (18-20 mai 1976), l'organisation et la procédure du Dialogue Euro-Arabe avaient été définies et publiées dans l'Annexe 4 du Communiqué final. Le Dialogue se composait de trois organes :1) la Commission Générale; 2) les Groupes de travail; 3) le Comité de Coordination.
La Commission générale réunissait les délégués des deux parties, comprenant des fonctionnaires ayant rang d'ambassadeurs, des membres de la Ligue des États Arabes et des Communautés européennes, du Secrétariat général de la Ligue des Etats Arabes et de la Commission des Communautés européennes, ainsi que des co-présidents et rapporteurs des groupes de travail. La Présidence de la Commission générale était assurée conjointement par les chefs des délégations arabe et européenne. La Commission prenait en charge la conduite générale du Dialogue et le suivi de ses développements dans les divers domaines. Elle était responsable de son instauration et de son orientation vers les objectifs politiques, culturels, sociaux, technologiques et économiques qui lui étaient assignés, ainsi que de l'approbation du programme du Dialogue et de ses travaux. Les divers mandats de la Commission étaient précisés. Les séances de réunion se tenaient à huis-clos et sans procès-verbaux. A l'issue de chaque réunion, la Commission générale pouvait publier un résumé des décisions prises et un communiqué commun (9).
La composition des groupes de travail obéissait au même principe, chaque groupe comprenait des experts et des techniciens spécialisés des deux parties, ainsi que des représentants du Secrétariat général de la Ligue des États Arabes et de la Commission des Communautés Européennes. Chacune des deux parties, arabe et européenne, nommait un président pour chaque groupe de travail. Les groupes de travail procédaient selon les instructions que leur communiquait la Commission générale concernant leurs mandats. Chaque groupe de travail pouvait créer des sous-groupes spécialisés dont les experts étaient choisis en coordination avec le Secrétariat général de la Ligue des États Arabes et la Commission des Communautés Européennes.
Le Comité de coordination était composé de représentants de la présidence et du Secrétariat général de la Ligue des États Arabes et de la présidence européenne, les deux parties présidant conjointement. Le Comité était responsable de la coordination des travaux des divers groupes de travail sous la direction de la Commission générale. Toute information et documentation était transmise par le Secrétariat Général de la Ligue des États Arabes et de la Commission des Communautés européennes.
Cette structure, résumée ici brièvement, établit une symbiose, une interpénétration des politiques arabe et européenne, engageant la responsabilité des États européens au plus haut niveau. Il est clair que la politique européenne hostile à Israël, uniformisée par les structures de la CE, n'est pas le fruit de jugements erronés, de préjugés susceptibles d'être corrigés. Elle repose sur une construction politico-économique minutieuse dans ses moindres détails et enracinée dans sa symbiose multiforme avec le monde arabe.
Naissance d'Eurabia, nouvelle entité politique
Eurabia est le titre d'une publication éditée par le Comité Européen de Coordination des Associations d'Amitié avec le Monde arabe (Paris) et réalisée avec la collaboration du Middle East International (Londres), France-Pays Arabes (Paris) et le Groupe d'Etudes sur le Moyen-Orient (Genève).
Dans son n° 2 (juillet 1975), Eurabia publiait les résolutions votées à l'unanimité, les 7 et 8 Juin 1975, à Strasbourg, par l'Assemblée Générale de l'Association Parlementaire pour la Coopération Euro-Arabe. Cette Association regroupait plus de 200 membres de Parlements des pays d'Europe occidentale, qui représentaient toutes les tendances des partis politiques. C'est dire que le consensus du programme d'entente euro-arabe traversait dans sa totalité l'échiquier politique européen.
L'éditorial d'Eurabia spécifiait «la nécessité d'une entente politique entre l'Europe et le monde arabe comme base aux accords économiques» et l'obligation du côté européen de «comprendre les intérêts politiques autant qu'économiques du monde arabe.» Le dialogue euro-arabe devait exprimer «une volonté politique conjointe». Cette condition préalable à tous les accords économiques avec les pays de la Ligue Arabe nécessitait la création, en Europe, «d'un mouvement d'opinion» favorable aux Arabes. Cette question avait été examinée par de nombreux experts de l'Association de Solidarité Franco-Arabe et de l'Assemblée Générale de l'Association Parlementaire pour la coopération Euro-Arabe, à Strasbourg :
«S'ils veulent réellement coopérer avec le monde arabe, les gouvernements européens et les dirigeants politiques ont l'obligation de s'élever contre le dénigrement des Arabes dans leurs organes d'information. Ils doivent réaffirmer leur confiance en l'amitié euro-arabe et leur respect envers la contribution millénaire des Arabes à la civilisation universelle. Cette contribution et son application pratique seront l'un des thèmes de notre prochain numéro.». (Editorial)
Les exigences politiques arabes concernant les conditions du Dialogue, ne se limitaient pas à Israël exclusivement. Elles concernaient l'Europe aussi. M.Tilj Declerq, membre belge de l'Association Parlementaire pour la Coopération Euro-Arabe, soumit à la commission économique de cette Association une étude sur les conditions de cette coopération, qui est récapitulée dans Eurabia, sous le titre : «Un point de vue européen».
Il y est répété que la «coopération économique euro-arabe doit résulter d'une volonté politique. Elle doit donc reconnaître les intérêts politiques de cette coopération.» Autrement dit, les échanges économiques étaient subordonnés au soutien de la CE à la guerre des Arabes pour détruire Israël. S'agissant de l'Europe elle-même, l'auteur belge préconisait une coopération économique par l'association des réserves de main-d'oeuvre et de matières premières arabes - sans doute le pétrole - avec la technologie européenne
«Une politique à moyen et à long terme doit être élaborée dès maintenant afin de réaliser une coopération économique par la conjugaison des réserves de main-d'oeuvre et de matières premières arabes, de la technologie et du "management" européens.»
C'est apparemment cette clause qui fut à l'origine, dès les années 1970, de l'immigration arabe massive en Europe, qui semble avoir été liée aux accords économiques de la CEE avec le monde arabe.
Selon M. Declerq, le recyclage des pétrodollars devait réaliser l'interdépendance de l'Europe occidentale et des pays arabes pour «arriver graduellement à une intégration économique aussi complète que possible». Mais cette intégration économique euro-arabe demeurerait théorique si le volet politique n'était pas réalisé, c'est-à-dire le combat contre Israël. Aussi :
«Une volonté politique réelle doit être à la base de projets concrets de coopération et doit se manifester à trois niveaux : au niveau national, au niveau du continent, au niveau mondial.» Dans cette même optique, «la coopération et la solidarité euro-arabes devaient se réaliser à travers les organisations internationales et les conférences internationales.» Des réunions préparatoires communes et des colloques euro-arabes devaient «être multipliés à tous les niveaux, économique, monétaire, commercial, etc., afin d'arriver à des positions communes.»
Les propositions de M. Declerq furent toutes intégrées dans les Résolutions de l'Association Parlementaire pour la Coopération Euro-Arabe, réunie à Strasbourg (7-8 juin 1975) et publiées dans Eurabia. La section politique des Résolutions visait trois domaines : la politique européenne à l'égard d'Israël, la création d'un mouvement d'opinion favorable aux Arabes, l'accueil des immigrés musulmans en Europe.
Concernant Israël, l'Association s'aligna sur les exigences arabes et réclama le retrait d'Israël sur les lignes d'armistice de 1948, contredisant la résolution 242. L'Association réclamait, en outre, des gouvernements européens, la reconnaissance de l'OLP comme le seul représentant des Arabes palestiniens, point fondamental qu'ils devaient imposer, dans les initiatives qu'il leur incombait de prendre dans la politique conjointe euro-arabe. La CE devait forcer Israël à accepter les droits de la nation palestinienne et l'existence d'un Etat palestinien sur toute la rive ouest du Jourdain et à Gaza.
Au niveau de l'Europe, l'Association réclamait une information favorable aux causes arabes et des conditions spéciales pour les immigrés :
«L'Association réclame des gouvernements européens un aménagement des dispositions légales concernant la libre circulation et le respect des droits fondamentaux des travailleurs immigrés en Europe : ces droits doivent être équivalents à ceux des citoyens nationaux.
L'Association considère le règlement politique du conflit israélo-arabe comme une nécessité absolue pour l'établissement d'une réelle coopération euro-arabe ».
Dans le même paragraphe, l'Association estimait que «le développement harmonieux de la coopération entre l'Europe occidentale et la nation arabe» gagnerait à la libre circulation des idées et des citoyens.
La Résolution économique exprimait son inquiétude concernant des choix politiques qui avaient :
«porté préjudice à la coopération euro-arabe, tellles la création de l'Agence Internationale de l'Energie et la signature d'un accord entre la C.E.E. et Israël, avant l'achèvement des négociations entre la C.E.E. et les pays arabes. A ce sujet, elle demande formellement que la coopération économique entre la C.E.E. et Israël ne s'applique pas aux territoires occupés.»
Eurabia, nouvelle entité culturelle
La Résolution culturelle contenait plusieurs affirmations, dont on citera quelques-unes :
«Reconnaissant la contribution historique de la culture arabe au développement européen ; soulignant l'apport que les pays européens peuvent encore attendre de la culture arabe, notamment dans le domaine des valeurs humaines» ;
l'Association réclamait le développement de l'enseignement de la langue et de la culture arabes en Europe :
«Souhaitant que les gouvernements européens facilitent aux pays arabes la création de larges moyens pour la participation des travailleurs immigrants et de leurs familles à la vie culturelle et religieuse arabe.»
L'Association faisait appel à la presse, aux groupes d'amitié et au tourisme pour améliorer l'opinion publique concernant le monde arabe. Elle «demande aux gouvernements des Neuf d'aborder le secteur culturel du dialogue euro-arabe dans un esprit constructif et d'accorder une plus grande priorité à la diffusion de la culture arabe en Europe. Elle demande aux gouvernements arabes de reconnaître les conséquences politiques d'une coopération active avec l'Europe dans le domaine culturel».
La Résolution se terminait par une condamnation et une accusation d'Israël. Elle «condamne, tout en reconnaissant le droit à l'existence de l'État d'Israël, la volonté sioniste de substituer, sur le territoire palestinien, la culture juive à la culture arabe, afin de priver le peuple palestinien de son identité nationale ; considérant qu'en effectuant des fouilles dans les lieux saints de l'Islam - partie occupée de Jérusalem -, Israël a commis une violation du droit international, malgré la mise en garde de l'Unesco ;
Considérant que des fouilles ne pouvaient qu'entraîner l'inévitable destruction de témoins de la culture et de l'histoire arabes ; Regrette que la décision de l'Unesco de ne pas admettre Israël dans son groupement régional ait été exploitée avec, parfois, un grand manque d'objectivité».
La réunion de Strasbourg fut suivie, quelques jours plus tard, d'un symposium, au Caire, du Comité Mixte d'experts (14 juin 1975) pour une première formulation des principes généraux et objectifs du dialogue euro-arabe. Le Memorandum conjoint de cette réunion précise, dans son Introduction, que «Le dialogue euro-arabe est le fruit d'une volonté politique commune qui s'est dégagée au niveau le plus élevé, et qui a pour objet l'établissement de relations spéciales entre les deux groupes.»
Les deux parties rappelaient que le Dialogue trouvait son origine dans leurs échanges de fin 1973, et notamment dans la déclaration des Neuf, du 6 novembre 1973, concernant la situation au Moyen-Orient. Il y était affirmé que la croissance et l'épanouissement de la coopération économique euro-arabe dans un vaste domaine d'activités se fondaient sur cette entente politique concernant Israël. Dans le domaine économique, le dialogue avait pour but «d'établir les conditions fondamentales du développement du Monde arabe dans son ensemble et [de] réduire le fossé technologique qui sépare les pays arabes des pays européens.»
Parmi les innombrables domaines de coopération énumérés dans le Memorandum, est mentionnée la coopération dans la technologie nucléaire, dans la finance, la banque et la gestion des capitaux, dans la recherche scientifique, le développement technologique, la formation technique et professionnelle, l'utilisation de l'énergie nucléaire. La formation de personnel spécialisé pour les nombreux projets envisagés se ferait «soit par l'envoi d'équipes d'experts européens, en vue de former la main-d'oeuvre arabe, soit par la formation de cette main-d'oeuvre dans les établissements des pays de la Communauté.» Il était prévu de mettre en place une coopération «effective et d'échanges d'informations entre universités arabes et européennes» dans les méthodes de recherche, divers programmes et projets.
La section concernant la «Coopération dans les domaines de la culture et de la civilisation» précisait que son principal objectif était la consolidation et l'approfondissement des bases de la compréhension culturelle et du rapprochement intellectuel entre les deux régions.
À cette fin, diverses mesures étaient prévues, dont la création d'une institution culturelle euro-arabe commune, des échanges d'experts, le développement des rapports dans les domaines de l'éducation et du tourisme. Enfin, les problèmes de main-d'oeuvre des travailleurs émigrés devaient être réglés par l'égalité de traitement concernant :
- la situation de l'emploi ;
- les conditions de vie et de travail ;
- les régimes de sécurité sociale.
Après presque trois décennies, quel fut l'impact, sur le continent Europe, de cette politique qui scelle, en un seul bloc lié au monde arabe, des secteurs en principe indépendants: l'économie, l'immigration, la politique et la culture ?
L'engrenage : l'instrumentalisation arabe de la Communauté européenne
Dans cette corrélation entre secteurs économique et politique, l'on constate tout d'abord la différence de niveaux entre les perspectives de la CE et celles de la Ligue Arabe. La CE recherche le rendement économique, le profit, par une stratégie d'expansion sur les marchés pétroliers, commerciaux, industriels. Son action se caractérise uniquement par un pragmatisme affairiste de gestionnaires-technocrates qui élaborent des programmes d'assistance et de développement régionaux, et réalisent des ventes massives d'armes, d'équipements nucléaires (Osirak en Irak) et industriels, dans la course au profit.
La partie arabe, par contre, exploite l'économie comme le moyen radical d'instrumentaliser la CE dans une stratégie politique à long terme visant Israël, l'Europe et l'Amérique. L'emprise politique arabe sur l'économie de la CE imposera rapidement à cette dernière les directives politiques arabes concernant Israël. L'un des délégués arabes exprimait bien l'esprit du Dialogue, lors de la réunion d'experts de la Coopération Euro-Arabe, à Amsterdam, en 1975 :
«Les Européens et les Arabes peuvent, par une stratégie d'interdépendance, faire progresser la suppression de la source d'irritation constante dans leurs flancs - le problème israélien - et s'atteler à la tâche herculéenne qui est devant d'eux.» (10)
Les accords économiques entre la CE et le monde arabe sortant de la sphère des traités commerciaux conduisirent à une inféodation progressive de l'Europe aux objectifs politiques arabes. Le DEA [Dialogue Euro-Arabe] devint - surtout avec la France - une diplomatie associative dans les forums internationaux, où la CE s'alignait sur les positions antisionistes arabes. Véhicule de légitimation et de propagande de l'OLP, le DEA lui procura une reconnaissance diplomatique internationale et conféra à Arafat et à son mouvement terroriste une honorabilité et une stature internationales. C'est au sein du DEA que se construisit toute la politique de guerre contre Israël, aux niveaux nationaux et internationaux de la CE, dans les syndicats, les médias et les universités. Le DEA fut le porte-voix qui diffusa et popularisa dans toute l'Europe la démonisation et la diffamation d'Israël. La France, la Belgique et le Luxembourg furent les agents les plus actifs du DEA.
En Europe même, la stratégie arabe se développa principalement dans trois directions :
1) obtenir la parité économique et industrielle avec l'Occident par le transfert des technologies modernes, notamment nucléaires et militaires ;

2) implanter sur le sol européen une large population musulmane jouissant de tous les droits politiques, culturels, sociaux et religieux des pays d'accueil ;

3) imposer la marque politique, culturelle et religieuse de l'arabo-islamisme dans l'espace européen par une immigration qui demeurerait politiquement et culturellement attachée aux pays d'origine. Les pays arabes demandaient un transfert de technologie, la coopération dans le développement nucléaire et le développement industriel.
Au niveau géostratégique, la Coopération Euro-Arabe fut un instrument politique d'anti-américanisme en Europe, visant à séparer et affaiblir les deux continents par l'incitation à l'hostilité réciproque et par le dénigrement permanent de la politique américaine au Moyen-Orient.
La synchronisation de l'importation de main-d'oeuvre islamique en Europe avec l'exportation de produits européens dans les pays arabes, permit l'implantation définitive de plusieurs millions d'immigrés musulmans, processus dont la rapidité et l'ampleur sont uniques dans l'histoire. Même au cours de la colonisation européenne, l'émigration d'Européens vers les colonies procédait à un rythme infiniment plus ralenti. Le nombre de colons européens, descendance comprise, même après un ou deux siècles maximum, fut incomparablement inférieur à celui des immigrés musulmans actuels dans chacun des pays d'Europe, après trois décennies seulement.
Le laxisme politique des gouvernements européens fut aggravé par l'octroi aux pays arabes de la faculté d'exporter, avec leur population, leur culture et leur moeurs (Déclaration du DEA [Dialogue Euro-Arabe], à Damas, 11 sept. 1978). Cette implantation culturelle en Europe, intégrée dans l'immigration, c'est-à-dire le transfert de millions de musulmans d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Asie, avec leur culture d'origine, dans les pays d'accueil, avait déjà été planifiée au cours du séminaire Euro-Arabe tenu à l'Université de Venise (28-30 mars 1977), sur «Les moyens et les formes de la coopération pour la diffusion, en Europe, de la langue arabe et de sa civilisation littéraire.» Le Séminaire fut organisé par l'Instituto per l'Oriente, à Rome, et la Faculté de Langues étrangères, section de littérature arabe, de l'Université de Venise. Les participants comptaient 14 universitaires des pays arabes, 19 arabisants des universités européennes, de nombreuses autres personnalités liées au monde musulman, ainsi que le représentant de l'Institut Pontifical des Etudes Arabes, à Rome. Le séminaire était intégré au Dialogue Euro-Arabe, c'est-à-dire avec l'assentiment du Président de la CE et des ministres des Affaires étrangères de chaque pays qui y était représenté. Les participants arabes représentaient l'Algérie, l'Arabie Saoudite, l'Egypte, l'Irak, la Jordanie, le Qatar, le Soudan et la Tunisie. (11)
Parmi les sujets abordés durant les quatre sessions de travail, les rapporteurs européens présentèrent leurs rapports sur la diffusion et la connaissance de l'arabe et de la civilisation des Arabes dans leurs pays respectifs. Les délégués arabes, de leur côté, exposèrent les méthodes d'enseignement facilité de l'arabe pour les non-Arabes, qu'ils pratiquaient dans leur pays. Le Séminaire se conclut par l'adoption de nombreuses Recommandations. On ne peut les reproduire toutes ici, mais leur teneur générale préconise la création, dans les capitales européennes, de Centres de diffusion de la langue et de la culture arabes dans tous les pays européens, en coordination avec les pays arabes. Ce projet prévoit l'installation, dans les Instituts et les Universités européens, de professeurs arabes spécialisés dans l'enseignement aux Européens.
«Les participants à ce séminaire présentent unanimement les recommandations suivantes à l'attention des gouvernements des Etats membres de la Communauté Européenne et de la Ligue des États Arabes :
1) Coordination des efforts faits par les pays arabes pour diffuser la langue et la culture arabes en Europe et trouver la forme appropriée de coopération, parmi les Institutions arabes opérant dans ce domaine.
2) Création, dans les capitales européennes, de Centres Culturels Euro-Arabes jumelés, qui entreprendront la diffusion de la langue et de la culture arabes.
3) Encouragement, au niveau universitaire ou à d'autres niveaux, des institutions européennes concernées par l'enseignement de la langue arabe et la diffusion de la culture arabe et islamique.
4) Soutien aux projets jumelés de coopération entre des institutions européennes et arabes dans la recherche linguistique et l'enseignement de la langue arabe aux Européens». (12)
La 10e recommandation stipule que l'enseignement de l'arabe doit être lié à la culture arabo-islamique et aux préoccupations arabes actuelles. La 11e souligne la nécessité de coopération entre les spécialistes européens et arabes afin deprésenter un tableau objectif de la civilisation arabo-islamique et des problèmes contemporains arabes aux étudiants et au public éduqué européen, afin d’attirer [ce dernier] vers les études arabes. Les résolutions suivantes définissent les formes de coopération entre universités arabes et européennes et leurs spécialistes respectifs, ainsi que l'organisation du financement nécessaire à ce projet d'arabisation dans la CE.
La 19e et dernière recommandation considère comme nécessaire l'établissement d'un comité permanent d'experts arabes et européens, chargés de contrôler le suivi et l'application des décisions concernant la diffusion de l'arabe et de la culture arabe en Europe, dans le cadre du Dialogue Euro-Arabe. Ce cadre traduisait l'approbation des ministres des Affaires étrangères des pays de la CE et de sa présidence, en relation avec le Secrétaire de la Ligue des pays arabes, ainsi que les autres diplomates représentés dans la Commission Générale, dont les travaux se déroulaient à huis-clos et sans procès-verbaux.
Bat Ye'or




TRADUCTION Primo est entré en contact avec Abdulateef Al-Mulhim, officier supérieur de la marine Saoudienne, désormais à la retraite. Celui-ci a écrit un article dans Arab News paru le samedi 6 Octobre 2012. Il nous a autorisé à le traduire
.

Il y a trente-neuf ans, le 6 octobre 1973, éclatait la troisième guerre majeure entre les Arabes et Israël.

Elle n'a duré que 20 jours. Les deux parties se sont affrontées dans deux autres grandes guerres, en 1948 et 1967. Celle de 1967 n'a duré que six jours.

Mais ces trois guerres ne sont pas les seuls affrontements israélo-arabes.

De 1948 à nos jours, de nombreux combats ont eu lieu. Certains d'entre eux étaient des conflits de moindre envergure.

Mais si beaucoup furent des batailles furieuses, aucune n'atteignit la dimension de ces trois-là.

Le conflit israélo-arabe est le conflit le plus compliqué que le monde ait jamais connu.

En ce jour anniversaire de la guerre de 1973 entre le monde arabe et les Israéliens, nombreux sont, dans le monde arabe, ceux qui commencent à se poser des questions sur le passé, le présent et l'avenir de ce conflit.

Et ces questions sont les suivantes : quel est le coût réel de ces guerres pour le monde arabe et ses habitants ?

Mais il y a des questions les plus difficiles, qu'aucun ressortissant arabe ne veut se poser : quel est le coût réel de la non-reconnaissance d'Israël en 1948 ?

Autre question, liée à la précédente : pourquoi les pays arabes ne dépensent-ils pas leurs richesses pour l'éducation, la santé et les infrastructures au lieu de financer des guerres ?

Enfin, la question ultime, la plus difficile, celle qu'aucun ressortissant arabe n'ose aborder, c'est de savoir si Israël est le véritable ennemi du monde arabe.

J'ai décidé d'écrire cet article après avoir vu des photos et des reportages sur un enfant mourant de faim au Yémen, un homme brûlé dans un souk de l’antique ville d’Alep en Syrie, le sous-développement qui frappe les populations du Sinaï en Égypte, les attentats à la voiture piégée en Irak et les immeubles détruits en Libye.

Les photos et les reportages ont été présentés sur la chaîne Al-Arabiya, chaîne d’informations la plus regardée et respectée au Moyen-Orient.

Le point commun entre tout ce que j'ai vu, c'est que la destruction et les atrocités ne sont pas l'oeuvre d'un ennemi extérieur.

La famine, les meurtres et la destruction de ces pays arabes sont effectuées par les mains mêmes qui sont censées protéger et sauvegarder ces populations et construire l'unité de leurs pays.

Donc, je repose la question: qui est le véritable ennemi du monde arabe ?

Les pays arabes ont gaspillé des centaines de milliards de dollars et ont perdu des dizaines de milliers de vies innocentes dans leur combat contre Israël, qu'ils estimaient être leur ennemi juré, un ennemi dont ils n’ont jamais reconnu l’existence.

Le monde arabe a beaucoup d'ennemis, mais Israël aurait dû être au bas de la liste.

Les véritables ennemis du monde arabe sont la corruption, le manque d’éducation, le manque de systèmes de soins, le manque de liberté, le manque de respect pour la vie humaine.

En fait, le monde arabe a eu beaucoup de dictateurs qui ont utilisé le conflit israélo-arabe pour opprimer leur propre peuple.

Ces atrocités commises par ces dictateurs sont bien pires que toutes les guerres israélo-arabes.

Dans le passé, il nous a été exposé les raisons pour lesquelles certains soldats israéliens attaquaient et maltraitaient les Palestiniens. En outre, nous avons vu des avions israéliens et des chars attaquer divers pays arabes.

Mais ces attaques n'égalent en rien les atrocités actuelles commises par certains pays arabes contre leurs peuples.

En Syrie, les atrocités ne défient-elles pas l'imagination ?

N'est-ce pas les Irakiens qui détruisent leur propre pays ?

En Tunisie, n'était-ce pas le dictateur aux commandes du pays qui a réussi à voler 13 milliards de dollars aux Tunisiens les plus pauvres ?

Comment un enfant peut-il mourir de faim au Yémen, quand leur terre est réputée comme étant l'une des plus fertiles au monde ?

Pourquoi les cerveaux irakiens quittent-ils l'Irak, un pays qui fait 110 milliards de dollars de chiffre d'affaires avec l'exportation de pétrole ?

Pourquoi les Libanais ne parviennent-ils pas à gouverner un des plus petits pays au monde ?

Alors, par quel phénomène les États arabes ont-ils commencé à sombrer dans le chaos ?

Le 14 mai 1948, la création de l’État d'Israël a été proclamée.

Un jour seulement après cette proclamation, le 15 mai 1948, les Arabes ont déclaré la guerre à Israël afin de reconquérir la Palestine toute entière.

La guerre s'est terminée le 10 mars 1949. Elle a duré neuf mois, trois semaines et deux jours. Les Arabes l'ont perdu et l'ont appelée la Nakba (catastrophe).

Les Arabes n’ont rien gagné et des milliers de Palestiniens sont devenus des réfugiés.

En 1967, les Arabes, menés par l'Égypte sous la férule de Gamal Abdel Nasser, entrèrent en guerre contre Israël. Ils ont perdu encore plus de territoire palestinien et ont fait encore plus de réfugiés palestiniens, maintenant à la merci des pays qui les accueillent.

Les Arabes ont appelé cette guerre « an-Naksah » (guerre du revers).

Les Arabes n'ont jamais admis leurs défaites dans les deux guerres

La cause palestinienne est devenue plus compliquée à plaider.

Car maintenant, avec ce 'Printemps' qui n’en finit pas, le monde arabe n'a plus de temps ni d’énergie à consacrer à la cause palestinienne ou aux réfugiés palestiniens.

Le monde arabe n’a plus de temps à leur consacrer parce que de nombreux Arabes sont devenus eux-mêmes des réfugiés, sous les attaques incessantes en provenance de leurs propres forces armées.

Les Syriens quittent leur propre pays, non pas sous les bombes des avions israéliens, mais celles de l'armée de l'air syrienne.

Maintenant, les cerveaux les plus intelligents parmi les Irakiens musulmans arabes quittent l'Irak.

Au Yémen, les plus tristes des tragi-comédies humaines sont écrites de la main même des Yéménites.

En Égypte, les habitants du Sinaï sont oubliés.

Finalement, alors que la plupart des pays arabes sont dans un si profond désarroi, qu'est-il arrivé à l’ennemi juré des Arabes, à savoir Israël ?

Israël a maintenant les industries et la recherche parmi les plus avancées, les meilleures universités et des infrastructures de pointe.

Beaucoup d'Arabes ne savent pas que l'espérance de vie des Palestiniens vivant en Israël est, de loin, plus longue que dans de nombreux pays arabes.

Ils jouissent, et de loin, d’une liberté politique et sociale bien plus importante que beaucoup de leurs frères arabes.

Même les Palestiniens vivant sous occupation israélienne en Cisjordanie profitent de davantage de droits politiques et sociaux que certains pays du monde arabe.

Est-il contestable qu’un des juges qui a envoyé un ancien président israélien en prison est un israélo-palestinien ?

Le printemps arabe a montré au monde que les Palestiniens sont plus heureux et en meilleure situation que leurs frères arabes qui se sont battus pour les libérer des Israéliens.

Maintenant, il est grand temps d'arrêter la haine et la guerre. Il est temps de commencer à créer des conditions de vie meilleures pour les futures générations arabes

© ABDULATEEF AL-MULHIM

Texte original : Arabnews. Traduction Primo, avec l’autorisation de l’auteur.

Abdulateef Al-Mulhim
© Primo, 18-10-2012
il y a 7 heures

Arab Spring and the Israeli enemy | ArabNews
www.arabnews.com



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michael
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MessageSujet: Re: diverses choses du Moyen-Orient    Lun 29 Oct - 23:18






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nov
5
Témoignage de Brigitte Gabriel (libanaise chrétienne)

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Ces derniers jours, dégouté par ce triste et odieux rapport Goldstone, je voulais réagir en racontant aux miens (particulierement à ceux qui vivent dans la Gola), la réalite d’Israel, dans un domaine que je connais « un peu », qui est celui de la Médecine, et par voie de conséquence, l’Action Humanitaire, que ce soit dans les hopitaux, dans les dispensaires, dans les centres de soins ou de diagnostic…et, c’est à ce même moment que j’ai recu ce texte de cette Libano-americaine, chrétienne, et qui vient, avec tant d’émotion et de Vérité, exprimer en deux mots (« Barbarie contre Civilisation« ), ce que je me proposais de vous raconter…
Parlez-en autour de vous, diffusez ce texte, et si vous avez des questions, n’hésitez pas à m’écrire…
Cordial Shabbat Shalom a tous ceux que j’aime,
Georges A. de Netanya
—
Envoi de Sissi Chan et pubié dans le Blog en 2008

«La différence entre le monde arabe et Israël est une différence de valeurs :
c’est la barbarie contre la civilisation »

Le terrorisme arabe n’est pas dû au « désespoir » mais à la seule idée de l’existence d’un Etat juif.
Brigitte Gabriel est une libanaise chrétienne devenue américaine.
Elle est née et a vécu presque toute sa vie au Liban et a passé son adolescence dans les abris anti-bombes.
Elle témoigne de la façon dont le Hezbollah, la Syrie et l’Iran ont patiemment pris contrôle de son pays depuis plus de 30 ans, en terrorisant la population chrétienne.
Elle est la Fondatrice de American Congress for Truth
–
Je suis fière et honorée d’être parmi vous aujourd’hui, en tant que Libanaise s’exprimant en faveur d’Israël, l’unique démocratie du Moyen-Orient. En tant que personne élevée dans un pays arabe, je souhaite faire un tour d’horizon depuis le cœur du monde arabe.
J’ai été élevée au Liban, où l’on m’a enseigné que les Juifs étaient diaboliques, qu’Israël était le démon, et que le seul instant où on aurait la paix au Moyen-Orient serait lorsqu’on aurait tué et jeté tous les Juifs à la mer.
Quand les Musulmans et les Palestiniens ont déclaré le Jihad aux Chrétiens en 1975, ils ont commencé par massacrer les Chrétiens, ville après ville. J’ai fini par vivre dans un abri souterrain de 10 à 17 ans, sans électricité, mangeant de l’herbe pour survivre et rampant sous les tirs des snipers, bondissant pour aller chercher de l’eau.
C’est Israël qui est venu aider les Chrétiens au Liban. Ma mère a été blessée par un obus musulman et fut transportée dans un hôpital israélien pour y être soignée. Quand nous avons pénétré dans la salle des urgences, je fus frappée par ce que je vis. Il y avait une centaine de blessés, Musulmans, Palestiniens, Chrétiens, Libanais, et des soldats israéliens couchés par terre. Les médecins soignaient chacun selon sa blessure. Ils ont soigné ma mère avant les soldats israéliens couchés près d’elle. Ils ne voyaient pas la religion, l’appartenance politique, ils voyaient des gens dans le besoin et ils les aidaient.
Pour la première fois de ma vie j’ai fait l’expérience de qualités humaines que je savais étrangère à ma culture face à l’ennemi. J’ai fait l’expérience de la valeur des Israéliens, qui étaient capables d’aimer leur ennemi dans les moments critiques. J’ai passé 22 jours dans cet hôpital. Ces jours ont changé ma vie et la façon dont je crois à l’information, écoute la radio et la télévision.
J’ai pris conscience que le gouvernement m’avait vendu un mensonge fabriqué sur les Juifs et Israël qui était si loin de la réalité. Je savais par expérience que si j’avais été une juive dans un hôpital arabe, j’aurais été lynchée et jetée à terre, les cris de joie de « Allah Akbar », « Dieu est grand », résonnant à travers l’hôpital et les rues avoisinantes.
Je suis devenue amie avec les familles des soldats israéliens blessés : d’une femme en particulier, Rina, dont l’enfant unique avait été blessé aux yeux. Un jour, alors que je rendais visite à ce dernier, un groupe de l’armée israélienne est venu jouer des chansons nationales pour remonter le moral des soldats blessés.
Comme ils entouraient son lit, jouant une chanson sur Jérusalem, Rina et moi commençâmes à pleurer. Je ne me sentis pas à ma place et commençais à quitter la pièce mais sa mère me prit la main et me ramena sans même me regarder. Elle me serra en pleurs et me dit : « ce n’est pas ta faute ». On est juste restées là pleurant, se tenant les mains.
Quelle différence entre elle, une mère encore capable de m’aimer, moi l’ennemie, devant son enfant unique invalide, et une mère musulmane qui envoie son fils se faire exploser en mille morceaux juste pour tuer quelques Juifs ou Chrétiens.
La différence entre le monde arabe et Israël est une différence de valeurs et de personnalité. C’est la barbarie contre la civilisation, la démocratie contre la dictature, Dieu contre le diable.
Autrefois, existait un endroit spécial dans les profondeurs de l’enfer pour quiconque tuerait intentionnellement un enfant. Maintenant le crime prémédité d’un enfant israélien est légitimé en tant que “combat armé” palestinien.
Toutefois, lorsqu’un tel comportement est légitime contre Israël, il l’est aussi partout dans le monde, contraint par rien d’autre qu’une croyance subjective d’un peuple qui s’entourera de dynamite et de clous dans le but de tuer des enfants au nom de Dieu.
Parce qu’on a encouragé les Palestiniens à croire que le meurtre de civils israéliens innocents est une tactique légitime pour faire avancer leur cause, le monde entier souffre actuellement de la peste qu’est le terrorisme, de Nairobi à New York, de Moscou à Madrid, de Bali à Beslan.
On condamne les attentats suicide qui seraient dus au désespoir de l’occupation.
Laissez-moi vous dire la vérité. Le plus important attentat à la bombe perpétré par les Arabes contre l’Etat juif s’est produit 10 semaines avant l’indépendance d’Israël.
Un dimanche matin, le 22 février 1948, en prévision de l’indépendance d’Israël, un triple bombe explosa dans la rue de Ben Yehuda, qui était alors le quartier juif de Jérusalem. 54 personnes furent tuées et des centaines blessées. Ceci démontre évidemment que le terrorisme arabe n’est pas dû au « désespoir » de « l’occupation » mais à la seule idée de l’existence d’un Etat juif.
Au cours du siècle écoulé, tant de fois des citoyens ont côtoyé ces faits et n’ont pas réagi, autorisant le diable à l’emporter.
Comme les États-Unis ont fait face et combattu le communisme, maintenant il est temps de combattre la terreur de la bigoterie religieuse et l’intolérance. Le temps est venu de soutenir et de défendre l’Etat d’Israël qui représente la ligne de front de la guerre contre le terrorisme.
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MessageSujet: Re: diverses choses du Moyen-Orient    Mer 31 Oct - 0:16

ouais ... j en ai plein l cul j "pense"..ça fait dur en calisse

Ça va vraiment dégénérer sérieux bientôt "l affaire de la planète "

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MessageSujet: Re: diverses choses du Moyen-Orient    Dim 11 Nov - 17:41

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MessageSujet: Re: diverses choses du Moyen-Orient    Lun 12 Nov - 10:03

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MessageSujet: Re: diverses choses du Moyen-Orient    Mar 13 Nov - 7:19

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MessageSujet: Re: diverses choses du Moyen-Orient    Dim 25 Nov - 15:22

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MessageSujet: Re: diverses choses du Moyen-Orient    Jeu 31 Jan - 21:31

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MessageSujet: Re: diverses choses du Moyen-Orient    Jeu 31 Jan - 21:35

http://www.postedeveille.ca/2013/01/il-faut-donner-une-bonne-baffe-au-qatar-hugh-fitzgerald.html


« "Sans la peine de mort pour apostasie, l'islam n'existerait pas aujourd'hui" (Qaradawi) | Accueil
31/01/2013
"Il faut donner une bonne baffe au Qatar" (Hugh Fitzgerald)
Hugh Fitzgerald, un Américain, est rédacteur associé de la New English Review et membre du conseil d'administration du World Encounter Institute.


Nicolas Sarkozy, ancien président de la France, et Cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, émir du Qatar
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Le riche, le petit Qatar mène allègrement son propre djihad contre l’Occident, à grands coups de pognon, de tous ces milliards qu’il ne mérite pas (ils ne sont que le résultat du hasard qui a placé de gigantesques gisements de gaz naturel à sa portée). Sa principale arme, c’est la propagande de la chaine Al Jazeera, dans sa version arabe comme dans sa version anglaise légèrement édulcorée. [ ]
Mais le Qatar contribue également au djihad par son appui et son secours à Youssef Al-Qaradawi, ce religieux sunnite pernicieux qui soutient, qui défend par tous les moyens tous ceux qui prennent part directement au djihad violent. Le Qatar envoie de l’argent et des armes aux pires de tous, c'est-à-dire aux musulmans les plus fanatiques parmi les rebelles de Libye. Car c’est bien ceux-là qu’il soutient, et aucun des rebelles « modernes ». Et maintenant il soutient les fanatiques musulmans qui se sont emparés du Nord Mali –en utilisant sans doute exactement les mêmes armes que les Qataris ont fournies en Lybie.
Et ce faisant, le Qatar en vient à s’opposer directement à la France.
La France est ce pays où les Qataris riches se sont payés appart sur appart dans tous les Champs Elysées, et aussi tous ces nombreux hôtels particuliers des 17ème et 18ème siècles qu’ils réaménagent à leur sauce - avec force salles de gym, ascenseurs pour leurs voitures, et autres - , en s’embarrassant le moins possible des considérations françaises pour la conservation de ce patrimoine national inestimable. Ces rustres se pavanent sur l’avenue Foch, l’avenue Montaigne, avec d’autres nababs arabes, comme ils le font à Belgravia et Mayfair, à Londres. Leur simple présence est corruption, elle corrompt ; et elle dérange même aujourd’hui ceux – banquiers, agents immobiliers, fournisseurs de luxe - qui en profitent tant.
Mais, depuis 1973 et la tournée royale du cheikh Yamani [ministre du pétrole du roi saoudien] en France et en Angleterre – rappelons nous ce qu’en disait J. B. Kelly[1] -, les riches arabes ont bien été fondés à croire qu’ils pouvaient se comporter comme cela leur plaisait, à faire ce qu’ils souhaitaient ; et bien fondés à croire que les capitales occidentales auraient trop peur de froncer les sourcils. Et c’est alors qu’ils ont adopté ce comportement scandaleux envers l’Occident, fait d’intimidation, de menaces, alors même qu’ils ne disposaient pas encore de réels moyens de nuire (les milliers de milliards de l’OPEP commençaient tout juste de couler, et ils n’avaient pas encore acheté les armes et l’influence qu’ils leur ont procuré par la suite ; les musulmans n’étaient alors qu’un petit nombre en Occident, et ne représentaient pas la menace d’aujourd’hui – une menace d’autant plus forte qu’ils se sont réislamisés, et, plus précisément, une menace d’autant plus forte que, devant leur constat et leur rejet de la supériorité occidentale, devant le refus de céder opposé par les infidèles, ils s’islamisent davantage, se séparent de plus en plus des non-musulmans, et se considèrent comme les héritiers de plein droit des territoires où ils sont - territoires dont ils pensent qu’ils finiront par leur revenir avec le temps et la loi du nombre).
Alors merci aux gouvernants en Occident qui se sont dévoyés à protéger, à défendre les textes, la doctrine, l’esprit, les comportements de l’islam, à les soustraire à la réaction populaire. Et merci à certains occidentaux qui en veulent tant à l’argent des riches Arabes du Golfe qu’ils en sont prêts à s’humilier pour cela, et à en persuader d’autres de le faire avec eux.
Mais avec ce qui se passe en Afrique, les choses sont claires dorénavant. Le Qatar soutient les musulmans fanatiques qui menacent la France et le reste de l’Occident. Et à côté de cela, les Français permettent toujours aux Qataris de faire de Paris leur terrain de jeux. Pourquoi diable continuer comme cela ? Pourquoi ne pas rompre les relations diplomatiques ? Et au-delà, pourquoi ne pas signifier clairement au Qatar qu’ils ne sont plus les bienvenus en France ? Et alors dans ce cas, qu’est-ce qu’ils pourraient bien faire ? La seule chose en leur pouvoir, ce serait de protester, mais si les Français restent fermes, et bien les Qataris pourraient certes rester de gros propriétaires dans les villes françaises, mais ils n’auraient alors plus la permission de s’y rendre, et donc, ils pourraient très bien décider de vendre, et de passer tout cela par pertes et profits. Et ils pourraient très bien décider aussi de vendre leurs participations dans les entreprises françaises. Et alors ? D’autres les rachèteraient, et si le Qatar doit subir des pertes à tout céder ainsi trop rapidement, et bien tant mieux.
Il faut vraiment donner une bonne baffe à ce méchant petit pays d'à peine 200.000 citoyens où chacun a droit, tous les ans, à plus d’un demi million de dollars, qu’il neige ou qu’il vente, comme chacun a droit de se servir comme il l’entend, comme esclave, d’une main d’œuvre étrangère sous-payée, huit fois plus nombreuse que la population qatarie elle-même.

Il faut traiter le Qatar comme il le mérite. Les Français n’ont qu’à leur interdire de profiter de Paris. Et les Américains ? Et bien, au lieu de se prosterner de gratitude devant le Qatar, qui, magnanime, permet à ces « esclaves blonds aux yeux bleus » (comme un prince saoudien avait ainsi décrit de façon notoire les Américains stationnés dans leurs bases aériennes d’Arabie saoudite) d’y disposer d’une base navale, les Américains n’ont qu’à retirer leur base et leurs navires. Les courbettes ne servent à rien. Et il ne sert à rien non plus de protéger le pétrole des Arabes du Golfe. Ils n’ont qu’à le protéger eux-mêmes, leur pétrole – le protéger de l’Iran, on imagine. Pardon ? Ils en sont incapables. Ok, et bien les Américains n’ont qu’à fixer un prix, disons 100 milliards de dollars par an, pour leur louer les forces navales nécessaires, et bien entendu, ils demanderont de la famille de l'émir Al-Thani qu’elle les supplie publiquement de garder une base au Qatar.
Il faut renverser la perspective. Mettre le Qatar à sa juste place. Les dirigeants occidentaux n’arrivent pas à comprendre à quel point les Qataris sont totalement dépendants – dépendants pour leur sécurité, dépendants pour la production, le transport et la distribution de leur seule et unique source de richesse, qui n’est d’ailleurs que le résultat d’un hasard géologique, dépendants pour leurs soins médicaux (imaginez simplement que l’on refuse l’accès aux Arabes du Golfe à la médecine occidentale et aux hôpitaux occidentaux ...), et bien sûr, dépendants de ces charmants pays de l’Europe de l’Ouest, si différents de leurs Las Vegas du désert, de leurs boulevards en toc, où s'alignent sans fin les boutiques de bijoux du Gold Souk et les centres commerciaux.
C’est faisable. Une bonne baffe pour le Qatar, et vous verrez que les autres Arabes du Golfe vont vite comprendre.


[1] « Everywhere ministers and functionaries scurried to attend upon them, to court their favor and seek their approbation. The press and the luminaries of television and radio hung upon their slightest word … It was a spectacle worthy to be captured on a vast and crowded canvas in the style of Tiepolo, depicting a throng of gorgeously attired dignitaries all pressing forward with beseeching gestures toward two proud figures standing sternly aloof, the whole tableau perhaps to be grandly entitled “The Plenipotentiaries of Arabia and Mauretania receiving the submission of Britain and Gaul”. »
Source : Qatari Primitives With Money Enjoy Their Parisian Existence Which Could Be Denied Them, par Hugh Fitzgerald, NER, 26 janvier 2013. Traduction par Olaf pour Poste de veille
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